Le prêt-à-porter quézaco ? On vous dit tout!

Magasin de vêtements - Prêt-à-Porter

On parle souvent de mauvaise qualité, de conditions de travail de misère etc… Mais peut-on vraiment le généraliser à toutes les marques? C’est ce que nous allons essayer de comprendre. Retour sur cette industrie méconnue.


Un prix élevé ne veut pas dire qualité

Chez une marque, la recherche d’un fabricant est l’étape essentielle de son activité. Un bon sourcing lui permet d’obtenir de meilleur produit avec un bon rapport qualité/prixAttention, une entreprise peut très bien proposer des prix moins cher avec des produits de meilleurs qualité. Il suffit de savoir faire les bons choix: travailler intelligemment avec son fournisseur avec une bonne connaissance du produit.

Une marque qui affine ses coûts, pourra produire moins cher et baisser son prix de vente.

Le cas des marques gérant elles-mêmes leurs modes de fabrication le montre bien. En supprimant l’intermédiaire de production, elles se concentrent sur la fabrication et la qualité de leurs produits tout en générant une économie de taille en baissant leur prix de vente final.


Et la distribution dans tout ça ?

Ouvrir une boutique pour une marque, ça coûte cher ! Il y a le bail commercial de 3 ans minimum, les factures et les salaires à payer, les travaux à effectuer… Bref, beaucoup d’argent investi pour une jeune entreprise sans être sûr d’avoir des ventes derrière. Certaines d’entre elles préfèrent alors s’en remettre aux distributeurs car ils  permettent d’avoir une visibilité en limitant certaines charges (boutique, vendeurs, communication etc). Le prix final du vêtement ne changera pas, la marge quant à elle, évoluera en fonction du distributeur choisi.

Marge des entreprises avec intermédiaires

Ce qu’il faut comprendre dans la marge, c’est qu’elle permet de payer le développement des produits (tendances, prototypes, fabrication), le développement d’une marque (communication et marketing) mais aussi les salaires, le loyer d’une boutique etc.

La marge n’est pas seulement un moyen de s’en mettre plein les poches mais est utile pour investir et développer une marque.

Bon ok, certaines marques abusent littéralement et on se retrouve avec des marges à plus de 10 mais pour qu’une petite entreprise survive, il faut qu’elle puisse se développer et donc avoir une marge décenteAu début d’une création de marque, le ou les créateurs ne se rémunèrent pas car leur but avant tout est leur développement et leurs produits. Attention donc quand vous voyez les prix des vêtements d’un créateur qui vous semble « trop cher » . 

 


Et les grandes marques sans intermédiaire, comment font-elles ?

La réussite de certaines marques de fast-fashion bien implantées en France et à l’internationale (comme ZARA, HM, MANGO etc) est qu’elles n’ont pas de distributeur. Celle-ci vendent uniquement dans leurs propres boutiques.

Bien sûr elles peuvent compter sur des volumes de ventes plus que conséquents et peuvent alors effectuer des marges à en faire pâlir plus d’un. Pour une chemise vendue 50€, il faut savoir que sortie d’usine, elle ne coûte pas plus que 5€.

Et puis, il y a aussi les marques faussement Haut-de-Gamme où le marketing a pris une place tellement importante qu’on ne parle plus ici de vêtement ou de qualité mais d’image ou d’histoire de marque. Je parle ici de marque comme Maje, Sandro, The Kooples ou encore Sézane. Ces dernières, elles aussi, ne vendent qu’en nom propre.

Derrière un marketing bien rodés, des boutiques très étudiées, ces marques arrivent à nous faire croire que le produit que nous achetons est de très bonne qualité.

Croyez vous qu’écrire « Made in China with love » sur une étiquette justifie de payer 150€ son pull alors que son coût de revient n’est même pas de 20€?

Chez Procède, on a du mal à digérer la pilule vous voyez… Vendre des produits de cette qualité à des prix prohibitifs, c’est du délire total !

Le but ici, n’est pas de taper sur les doigts des consommateurs mais de bien de les guider. Nous souhaitons éclairer le lecteur sur des principes peu scrupuleux.

Le profit au détriment de la qualité et des conditions humaines c’est ça? 


Mais alors qu’est ce qu’on fait ?

Ce malaise général, amène de plus en plus de petites entreprises à repenser certains modèles économiques. 

Devenir plus autonome dans sa manière de produire pour sucrer aux maximum les intermédiaires. L’essor du numérique permet aujourd’hui à certaines marques de faire le choix de ne vendre que sur internet. Je pense ici à Maison Standards, LOOM ou encore Maison Cléo pour l’esprit créateur. Ces marques ont pris le parti de se lancer autrement pour proposer une offre plus humaine.

Ce qu’on conseille chez Procède, c’est d’être curieux et de regarder le concept de chacune des marques qui vous intéressent. N’hésitez à les questionner sur l’origine de leurs produits. Le hashtag whomademyclothes par exemple permet aux consommateur de prendre le pouvoir sur les marques et de dire si elles sont d’accord ou non.

Longtemps, les marques ont joué la carte « ah bah excusez-nous, on ne savait pas hein! “. 

Pas très réjouissant tout ça, mais pas de panique des solutions existent!

 


Le futur de la mode

Nous sommes persuadés qu’une marque transparente, plus responsable et créative a une réelle valeur ajoutée par rapport aux autres.

Nous sommes à une ère où l’on réinvente la mode et ses concepts.

On voit émerger des marques qui n’ont pas pour prétention de devenir des géants du prêt-à-porter, des marques financées par leurs propres clients, en sommes des marques passionnées qui pensent avant tout aux consommateurs avant de penser à des  profits démentiels.

Tout ça c’est grâce à l’essor d’internet. L’évolution du numérique ne fait que débuter. Les marques du futur seront plus collaboratives et la dimension humaine sera au cœur des problématiques.

Chez Procède, on a pas pour vocation de devenir un des leaders du marché. On veut juste pouvoir vivre de notre passion et proposer des créations de qualité à moindre coût pour les acheteurs.

Produire par nous même est un luxe qui nous permet d’être sûrs de nos pièces. Quand je parle de notre projet, j’entends souvent me dire « et après? ». Ma réponse c’est qu’après, c’est maintenant en fait !

Alors oui, nous ne fabriquons qu’en petite quantité, oui notre chiffre d’affaires ne sera pas exponentiel ad vitam aeternam mais est-ce un tort?

La croissance permanente d’une entreprise est-elle une nécessité si cette dernière se porte déjà bien?

Nous voyons tous les jours les conséquences néfastes de l’industrie textile sur notre éco-système. Ne pouvons nous pas admettre que ralentir la cadence serait la solution? Qu’une marque saine est une entreprise qui prendrait en compte les enjeux de demain?

Pour nous le choix est fait.